Vivre sans imagination

vivre sans imagination

George Lucas disait récemment, dans une interview d’Augustin Trapenard pour le magazine Brut (voir ci-contre) que le cinéma, dans dix ans, risquait de ressembler à celui d’aujourd’hui.

Non pas parce que la technologie n’aura pas avancé.
Mais parce que les idées, elles, n’avancent plus.

Des suites. Des remakes. Des variations de ce qui a déjà marché.

Dans cette interview, il dit quelque chose qui dépasse largement le cinéma : les décideurs manquent souvent  d’imagination pour voir ce qui n’existe pas encore.

Ils veulent du connu.
Du rassurant.
Du finançable.

En résumé : tout le monde veut du nouveau qui ressemble à l’ancien.

Cette phrase devrait alerter tous les dirigeants, innovateurs, DRH, marketers, créateurs.

Car vivre sans imagination, ce n’est pas seulement produire moins d’idées originales.
C’est devenir incapable de reconnaître un possible quand il ne ressemble pas encore à une preuve.
Les organisations ne détestent pas les idées nouvelles. Elles détestent l’incertitude.

Un risque se calcule.
Une suite se finance.
Un benchmark se présente.

Mais une idée vraiment nouvelle ?

Elle dérange. Elle paraît fragile, étrange, parfois presque absurde.

Et pourtant, c’est souvent là
que commence la stratégie.

C’est là que l’imagination devient une discipline : rester assez longtemps devant l’inconnu pour lui donner une chance d’apparaître.

Et vous ?
Quelle est la dernière idée que vous avez défendue qui ne ressemblait à rien de
connu ?
Celle qui demandait non pas seulement du raisonnement, mais du courage ?

C’est précisément le cœur de ma prochaine conférence de Rentrée :

STRATÉ—G·I·E

Les 3 impensés : Geste · Imagination · Éthique

Face à l’incertitude, l’enjeu n’est plus de « sortir de la boîte » ou penser « hors de la boîte ».
Parce que la boîte a déjà changé de forme.
Les règles bougent.
Le terrain se déplace.
Sortir de la boîte suppose encore qu’il existe une boîte stable, avec des bords identifiables.

Or l’incertitude ressemble davantage au terrain de croquet d’Alice : les maillets sont des flamants roses qui tournent la tête, les boules sont des hérissons qui s’enfuient, les arceaux sont des soldats qui se déplacent.

Rien n’est fixe.
La stratégie ne consiste plus à frapper une balle immobile vers un but stable.
Elle consiste à composer avec un vivant qui ne vous attend pas.

C’est l’opportunité de réinvestir trois dimensions oubliées de l’action stratégique :

G : le Geste, pour redonner un corps à l’intention.
I : l’Imagination, pour ouvrir ce qui n’existe pas encore.
É : l’Éthique, pour interroger la trace que nous laissons.

C’est une traversée. Un changement de logique.
Un moment où l’on accepte de tomber dans le terrier pour retrouver la capacité d’imaginer vraiment pour ses enjeux stratégiques, bien sûr. Mais aussi dans sa manière :
– de se relier à ses clients,
– de prendre soin de ses équipes,
– d’inventer ses offres,
– d’intégrer l’IA sans déshumaniser et sans hypothéquer le futur,
– de simplifier ses modèles ou de transformer ses métiers.

Car l’imagination n’est pas seulement une affaire d’idées.
C’est une manière d’agir, de décider, de créer, de coopérer et de laisser une trace.

C’est là que commence Wonderloop© : transformer les enjeux complexes des organisations en gestes créateurs, pour réinventer leur stratégie, leurs offres, leurs liens clients, leurs équipes ou leurs métiers.

Conférence disponible à partir de la rentrée.
Les ateliers Wonderloop© sont déjà disponibles, notamment :

  • Stratégie : Créer les nouvelles règles du jeu
  • Changement permanent : Réinventer l’accompagnement au changement

Pour organiser une intervention, un atelier ou un temps d’expérimentation dans votre organisation, c’est par là pour ouvrir une conversation.

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